Le pape Léon, premier pontife originaire des États-Unis, a condamné les dirigeants mondiaux qui utilisent un langage religieux pour justifier les guerres et les conflits. S'exprimant lors d'une réunion à Bamenda, la plus grande ville des régions anglophones du Cameroun, il a déploré un monde "ravagé par les tyrans" et appelé à un "changement de cap décisif".
La visite du pape dans la région du Nord-ouest du Cameroun a mis en lumière le conflit en cours entre groupes séparatistes et forces gouvernementales, qui persiste depuis près d'une décennie. Cette crise, ancrée dans une marginalisation politique et culturelle, a entraîné des milliers de morts et le déplacement de plus d'un demi-million de personnes.
Dans son discours, le pape Léon a exhorté au dialogue et à la réconciliation, soulignant que la foi doit être un outil de paix, et non de division. Il a rencontré des responsables religieux locaux et des communautés touchées par la violence, apportant un message d'espoir et de solidarité.
Le Vatican a confirmé l'itinéraire du pontife, qui comprend d'autres étapes en Afrique visant à promouvoir la paix et à répondre aux crises humanitaires. Ses propos s'inscrivent dans la diplomatie papale constante prônant la résolution pacifique des conflits et condamnant l'instrumentalisation de la religion.