Les dirigeants mondiaux et les représentants d'organisations internationales se sont réunis à Ankara, en Turquie, cette semaine pour une réunion de haut niveau axée sur la lacune critique en matière d'identité numérique pour les migrants et les réfugiés. L'événement, co-organisé par le gouvernement turc et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a souligné comment l'absence de justificatifs numériques vérifiables entrave l'accès aux services essentiels, aux services bancaires et aux droits légaux des populations déplacées.
Les discussions ont porté sur l'« Initiative d'Ankara », un cadre proposé pour créer des systèmes d'identité numérique interopérables pouvant être reconnus au-delà des frontières. Les participants ont souligné que les systèmes actuels sur papier sont facilement perdus ou détruits lors des déplacements, laissant les individus sans preuve d'identité. L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a présenté des données montrant que plus de 50 % des migrants dans certains corridors ne disposent d'aucune forme d'identité numérique légalement reconnue.
Le sommet s'est conclu par un engagement de plusieurs nations et partenaires technologiques à tester de nouvelles solutions d'identité numérique dans les régions accueillant des réfugiés dans l'année à venir. Cependant, des défis importants concernant la protection des données, la cybersécurité et la reconnaissance juridique internationale restent non résolus. Les résultats devraient alimenter le prochain Forum mondial sur les réfugiés.