Le Front Polisario, qui revendique l'indépendance du Sahara occidental, a signalé une évolution potentielle de sa position de longue date. Dans des déclarations récentes, des responsables ont suggéré que l'indépendance n'était peut-être plus la seule issue possible, ouvrant la porte à d'autres solutions dans le cadre du droit international et des résolutions de l'ONU.
Ce développement intervient après des années de négociations au point mort et la rupture du cessez-le-feu en 2020. Le processus politique mené par l'ONU, qui cherche une "solution politique mutuellement acceptable", est dans l'impasse, le Maroc proposant une autonomie sous sa souveraineté et le Polisario insistant pour un référendum incluant l'indépendance.
Les analystes relèvent que ce changement rhétorique, bien que subtil, pourrait représenter une manœuvre tactique pour relancer les efforts diplomatiques ou refléter des réévaluations internes. Cependant, les revendications fondamentales d'autodétermination demeurent inchangées. La communauté internationale, y compris l'ONU et des acteurs clés comme les États-Unis et l'Espagne, continue d'appeler à un engagement renouvelé en faveur de négociations sans préconditions.
La situation sur le terrain reste tendue, avec des rapports périodiques d'échanges militaires le long du Berm, le mur de sable fortifié séparant les zones sous contrôle marocain du territoire tenu par le Polisario. Toute résolution durable nécessitera des négociations directes et sérieuses entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc.