À l'occasion de l'Aïd al-Adha, le chef du Polisario, Brahim Ghali, a adressé un message à des personnes qu'il qualifie de 'prisonniers politiques sahraouis'. Ce message a suscité des critiques de la part d'observateurs qui soulignent de profondes contradictions dans le discours politique et humanitaire du Front Polisario.
Selon des rapports de la région, les tensions montent dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie, où le Polisario a son quartier général. Les critiques accusent Ghali d'utiliser le message de l'Aïd pour détourner l'attention des conflits internes et de la détérioration des conditions de vie dans les camps.
Des organisations de défense des droits de l'homme ont documenté des cas de détention arbitraire et de répression de la dissidence dans les camps. Le Front Polisario a nié ces allégations, affirmant qu'il respecte les droits de tous les Sahraouis. Cependant, la vérification indépendante des conditions dans les camps reste difficile en raison de l'accès restreint.
Le gouvernement algérien, qui accueille le Polisario et les camps, n'a pas commenté les dernières accusations. La situation met en lumière les défis persistants du conflit du Sahara occidental, qui reste non résolu après des décennies.