L'industrie automobile pakistanaise traverse une période d'incertitude significative alors que le gouvernement met en œuvre des mesures de rationalisation tarifaire dans le cadre de son programme avec le Fonds monétaire international (FMI). L'écart protecteur entre les véhicules importés complètement montés (CBU) et les véhicules assemblés localement s'est réduit, impactant les assembleurs locaux.
Selon les rapports de l'industrie et les données de l'Association des fabricants d'automobiles du Pakistan (PAMA), les ventes de voitures au cours de l'exercice se terminant en juin 2026 ont chuté d'environ 15 % par rapport à l'année précédente, reflétant une demande réduite en raison de prix plus élevés et de pressions économiques. Le gouvernement a réduit les droits de douane réglementaires sur les véhicules importés par phases à partir du début 2026, dans le cadre des engagements pris envers le FMI au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) approuvée en 2025.
Les assembleurs locaux, y compris les principaux acteurs comme Indus Motor Company (Toyota), Pak Suzuki et Honda Atlas, ont signalé des volumes de production et des marges bénéficiaires plus faibles. La réduction des tarifs a rendu les voitures importées plus compétitives, exerçant une pression sur les fabricants locaux pour réduire les coûts et améliorer l'efficacité. Cependant, le gouvernement a également introduit des incitations pour la production de véhicules électriques (VE) afin d'encourager l'investissement dans les nouvelles technologies.
Les analystes de l'industrie notent que l'impact à long terme dépendra du rythme des réductions tarifaires supplémentaires et de la capacité des assembleurs locaux à s'adapter. Le gouvernement vise à équilibrer les intérêts des consommateurs avec la croissance industrielle, mais la transition a créé des défis à court terme pour le secteur.