Dans un revirement politique majeur, le parti Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orbán a perdu sa supermajorité parlementaire lors des élections législatives du 12 avril 2026. Bien que le Fidesz reste le premier parti, la coalition d'opposition, menée par Péter Magyar, a obtenu suffisamment de sièges pour former un gouvernement, mettant fin à 16 ans de pouvoir législatif absolu d'Orbán.
Le scrutin a été suivi de près à l'international, l'ancien président américain Donald Trump et son colistier, le sénateur J.D. Vance, ayant publiquement soutenu Orbán avant le vote. Trump avait précédemment salué Orbán comme un leader fort, présentant l'élection comme un combat contre les élites mondialistes. De nombreux analystes considèrent ce résultat comme un revers pour le populisme nationaliste que le mouvement « Make America Great Again » (MAGA) de Trump a cherché à imiter et à promouvoir à l'échelle mondiale.
Les observateurs politiques relèvent que l'opposition hongroise a réussi à mobiliser les électeurs sur des thèmes de mécontentement économique et d'allégations de corruption, surmontant la domination de Fidesz sur le paysage médiatique. Le résultat suggère des vulnérabilités potentielles pour les mouvements populistes similaires qui s'appuient sur un contrôle centralisé, notamment face à une opposition unie et à une lassitude des électeurs.