Selon un rapport de 2025 de l'Internet Watch Foundation (IWF), l'exploitation sexuelle des enfants en ligne est devenue une crise mondiale, avec plus de 375 000 signalements de matériel d'abus sexuel sur enfants (CSAM) en 2024 seulement, soit une augmentation de 20 % par rapport à l'année précédente. L'IWF, une organisation caritative britannique, a identifié que le contenu généré par IA représente désormais une part importante des nouveaux matériels, compliquant les efforts de détection.
Les forces de l'ordre, dont Europol et le FBI, ont noté une augmentation du contenu 'auto-généré', où les enfants sont contraints de produire du matériel explicite via les réseaux sociaux et les plateformes de jeux. Un rapport d'Europol de 2024 a souligné que les applications de messagerie cryptée et le dark web facilitent une 'machine mondiale' d'exploitation, les auteurs partageant techniques et matériel au-delà des frontières.
L'UNICEF estime qu'un internaute sur trois dans le monde est un enfant, et beaucoup manquent de protection adéquate. En réponse, des entreprises technologiques comme Meta et Google ont mis en œuvre des outils d'IA pour détecter et supprimer les CSAM, mais les critiques affirment que le cryptage de bout en bout entrave ces efforts. La loi britannique sur la sécurité en ligne, en vigueur depuis 2025, impose des devoirs plus stricts aux plateformes pour protéger les mineurs.
Les experts appellent à une coopération internationale et à une meilleure littératie numérique pour lutter contre ce problème. L'IWF recommande aux parents d'utiliser des contrôles parentaux et de signaler toute activité suspecte aux autorités comme le National Center for Missing & Exploited Children (NCMEC).