Au 21 juillet 2026, le marché pétrolier mondial est confronté à une vulnérabilité accrue aux flambées des prix en raison de l'épuisement des tampons clés qui amortissaient auparavant les chocs du conflit iranien. Les réserves stratégiques de pétrole des grandes nations consommatrices, y compris la réserve stratégique américaine, ont été considérablement réduites depuis 2022 et ne sont pas entièrement reconstituées. La capacité de production excédentaire, principalement détenue par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, est estimée à environ 2 à 3 millions de barils par jour, contre 4 à 5 millions de barils par jour historiquement, selon l'Agence internationale de l'énergie.
La nouvelle escalade des tensions au Moyen-Orient, impliquant notamment l'Iran, a suscité des inquiétudes quant à d'éventuelles perturbations des expéditions de pétrole via le détroit d'Ormuz, un point de passage pour environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole. Les récentes attaques contre des pétroliers et les postures militaires ont accru les primes de risque sur les marchés à terme du brut. Les prix du Brent ont dépassé les 90 dollars le baril, contre 75 dollars au début de 2026, reflétant ces risques géopolitiques.
Les réductions de production de l'OPEP+, prolongées jusqu'en 2026, ont encore resserré l'offre. Le respect des objectifs de production par le groupe a été élevé, limitant la disponibilité de barils supplémentaires. Parallèlement, la demande mondiale de pétrole reste robuste, portée par la croissance économique en Asie et la reprise de l'activité industrielle, selon le dernier rapport mensuel sur le marché pétrolier de l'AIE.
Les analystes préviennent que sans capacité excédentaire et stocks stratégiques adéquats, toute perturbation significative de l'offre pourrait entraîner de fortes hausses des prix, affectant les consommateurs et les économies du monde entier. La situation souligne l'équilibre fragile des marchés pétroliers dans un contexte d'instabilité géopolitique persistante.