Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a annoncé le 28 mai 2026 que des experts des cinq États dotés d'armes nucléaires—Chine, France, Russie, Royaume-Uni et États-Unis—avaient tenu une réunion confidentielle à Casablanca, au Maroc, il y a plusieurs semaines. La réunion a été organisée sous l'égide du Royaume-Uni, selon la déclaration de Ryabkov rapportée par l'agence de presse russe TASS.
Ryabkov a qualifié cette rencontre d'échange de vues 'utile' sur la stabilité stratégique et la doctrine nucléaire, mais n'a pas fourni de détails précis sur l'ordre du jour ou les résultats. Il a noté que la réunion s'inscrivait dans le cadre des consultations en cours entre les nations P5, qui sont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et les États dotés d'armes nucléaires reconnus par le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
Cette révélation a surpris de nombreux observateurs, car aucun autre gouvernement n'avait confirmé publiquement la réunion. Le choix de Casablanca, un lieu neutre en dehors des pays du P5, a été perçu comme une tentative de faciliter des discussions franches. La réunion a eu lieu dans un contexte de tensions accrues autour des programmes de modernisation nucléaire et de la guerre en Ukraine.
Les analystes suggèrent que les discussions ont peut-être porté sur des mesures de réduction des risques et la prévention d'une escalade accidentelle, bien qu'aucun communiqué officiel n'ait été publié. Le manque de transparence a suscité des critiques de la part des défenseurs du contrôle des armements, qui appellent à un dialogue plus régulier et public entre les puissances nucléaires.