Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies non transmissibles (MNT) comme le cancer, le diabète et l'hypertension sont responsables d'environ 37% des décès en Afrique. Cette proportion augmente en raison de l'urbanisation, des changements alimentaires et d'autres facteurs liés au mode de vie, ce qui pèse de plus en plus sur des budgets de santé déjà limités.
Les gouvernements africains sont confrontés à un double fardeau : lutter contre les maladies infectieuses tout en gérant la prévalence croissante des MNT. L'OMS rapporte que les MNT représentent une part importante des dépenses de santé, les paiements directs poussant de nombreux ménages dans la pauvreté. Une étude de l'OMS de 2024 a estimé que les MNT pourraient coûter aux économies africaines plus de 2 billions de dollars d'ici 2030 si rien n'est fait.
La prévention et la détection précoce restent sous-financées. L'OMS recommande d'accroître les investissements dans les soins de santé primaires, la taxation du tabac et les campagnes de sensibilisation du public pour réduire les facteurs de risque. Cependant, selon une analyse de l'OMS de 2025, de nombreux pays consacrent moins de 5% de leurs budgets de santé à la prévention des MNT.