Le mandat constitutionnel de cinq ans du président élu du Niger, Mohamed Bazoum, a pris fin le 2 avril 2026. Bazoum reste toutefois en détention, après avoir été renversé par un coup d'État militaire le 26 juillet 2023.
Depuis le coup d'État, le pays est dirigé par le général Abdourahamane Tchiani et le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). La junte a refusé à plusieurs reprises de libérer Bazoum ou de le réinstaller, malgré les pressions internationales et les sanctions d'organisations régionales comme la CEDEAO.
Les conditions de détention de Bazoum ont suscité des inquiétudes sur la scène internationale. En 2023, ses avocats et sa famille ont signalé qu'il était détenu au secret. Des rapports récents indiquent qu'il est toujours en résidence surveillée dans le complexe présidentiel de Niamey.
La fin de son mandat constitutionnel marque une étape symbolique dans la crise politique continue au Niger, soulignant la consolidation du pouvoir de la junte et la marginalisation persistante du dernier dirigeant démocratiquement élu du pays.