Le Nigeria a dévoilé une nouvelle stratégie nationale visant à élargir ses effectifs de sages-femmes d'ici 2030, afin de combler les lacunes critiques en matière de soins de santé dans les zones rurales et de réduire le taux élevé de mortalité maternelle. Le plan a été annoncé par le ministère fédéral de la Santé le 6 mai 2026, selon un communiqué de presse du ministère.
La stratégie se concentre sur la formation, le déploiement et la rétention des sages-femmes dans les communautés mal desservies, où l'accès à des accoucheuses qualifiées est limité. Le Nigeria a actuellement l'un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde, avec 512 décès pour 100 000 naissances vivantes, selon l'Organisation mondiale de la Santé en 2023.
Les éléments clés du plan comprennent l'augmentation du nombre d'institutions de formation de sages-femmes, l'octroi de bourses et d'incitations aux étudiants, et l'amélioration des conditions de travail des sages-femmes dans les postes ruraux. Le gouvernement vise à déployer au moins 10 000 sages-femmes supplémentaires d'ici 2030, selon le communiqué du ministère.
Cette initiative fait partie de l'engagement du Nigeria envers l'Objectif de développement durable 3, qui vise à réduire le ratio de mortalité maternelle mondial à moins de 70 pour 100 000 naissances vivantes d'ici 2030. Le plan s'aligne également sur la Campagne de l'Union africaine pour la réduction accélérée de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA).
Les experts en santé ont accueilli favorablement la stratégie, mais préviennent qu'un financement soutenu et une volonté politique sont essentiels à son succès. Le gouvernement nigérian a alloué 50 milliards de nairas (environ 120 millions de dollars) pour la première phase du programme, selon le document budgétaire examiné par Reuters.