Le Nigeria et le Maroc ont officiellement signé un accord intergouvernemental pour faire avancer le projet de gazoduc Nigeria-Maroc (NMGP). La cérémonie de signature a eu lieu en 2026, marquant une étape cruciale pour cette initiative d'infrastructure planifiée de longue date. L'accord a été signé par le ministre d'État nigérian aux ressources pétrolières (gaz) Ekperikpe Ekpo et la ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement durable Leila Benali.
Le NMGP est un projet de gazoduc offshore de 5 600 kilomètres qui transporterait du gaz naturel du Nigeria le long de la côte ouest-africaine jusqu'au Maroc, avec des prolongements potentiels vers l'Europe. Annoncé pour la première fois en 2016, le projet vise à favoriser l'intégration économique régionale et à fournir une nouvelle voie d'exportation pour le gaz nigérian. Il est développé par les compagnies pétrolières nationales des deux pays, la NNPC Limited du Nigeria et l'ONHYM du Maroc.
Bien que l'accord établisse un cadre juridique de coopération, des obstacles majeurs subsistent. La décision finale d'investissement (FID) pour le projet n'a pas encore été prise, et les calendriers de construction ainsi que les coûts totaux, précédemment estimés à plusieurs dizaines de milliards de dollars, sont toujours en discussion. Le tracé du gazoduc passerait par les eaux territoriales de plus d'une douzaine de pays d'Afrique de l'Ouest, nécessitant d'autres accords bilatéraux complexes.
Ce développement intervient dans un contexte mondial de recherche de sécurité énergétique et de transition. Les partisans du projet affirment que le gazoduc pourrait approvisionner l'Afrique de l'Ouest pour stimuler son industrialisation et fournir les marchés européens. Les critiques soulignent le calendrier très long, les complexités géopolitiques et les défis financiers de tels méga-projets, surtout alors que les marchés mondiaux de l'énergie évoluent.