Les réserves de gaz naturel de la Nouvelle-Zélande ont chuté à leur plus bas niveau depuis le début des relevés il y a 20 ans, selon les données annuelles du ministère des Affaires, de l'Innovation et de l'Emploi (MBIE). Au 1er janvier 2026, les réserves prouvées et probables de gaz naturel s'élevaient à 1 110 pétajoules, soit une baisse de 23 % par rapport à l'année précédente.
Les données, publiées en mai 2026, montrent que les réserves de gaz du pays diminuent régulièrement depuis 2013, lorsqu'elles avaient atteint un pic de 2 400 pétajoules. Cette baisse est attribuée à l'épuisement des gisements existants et à l'absence de nouvelles découvertes. Le champ de Maui, autrefois pilier de l'approvisionnement en gaz de la Nouvelle-Zélande, est désormais presque épuisé.
Le rapport du MBIE souligne qu'au rythme actuel de production, les réserves restantes dureraient environ 10 ans. Cela suscite des inquiétudes quant à la sécurité énergétique, car le gaz naturel fournit environ 20 % de l'énergie primaire de la Nouvelle-Zélande et est crucial pour la production d'électricité en période de pointe et lors des années sèches où les lacs hydroélectriques sont bas.
Le ministre de l'Énergie, Simeon Brown, a déclaré que le gouvernement travaillait à encourager de nouvelles explorations et investissements dans le secteur. Cependant, les groupes environnementaux estiment que ce déclin offre une opportunité d'accélérer la transition vers des sources d'énergie renouvelables telles que l'éolien, le solaire et la géothermie.
La situation devrait exercer une pression à la hausse sur les prix de l'électricité à court terme, car les centrales au gaz pourraient devoir fonctionner plus fréquemment. Le gouvernement a indiqué qu'il publierait un plan de transition gazière plus tard cette année pour relever les défis.