De nouvelles preuves sont apparues dans le scandale en cours du logiciel espion Pegasus, liant les autorités marocaines à la surveillance de journalistes et de défenseurs des droits de l'homme. Les révélations, basées sur une analyse médico-légale d'appareils, indiquent que le logiciel espion du groupe NSO a été utilisé pour cibler au moins 10 personnes, dont des critiques éminents du gouvernement marocain.
L'enquête, menée par un consortium de médias, a révélé que le logiciel espion a été déployé contre des cibles telles que le journaliste Omar Radi et l'activiste Maati Monjib. Le gouvernement marocain a constamment nié toute implication dans l'utilisation abusive de Pegasus, mais les nouvelles preuves suggèrent un schéma de surveillance visant à réduire au silence la dissidence.
Le groupe NSO, la société israélienne derrière Pegasus, a déclaré qu'il ne vend le logiciel qu'à des gouvernements vérifiés pour la lutte contre le terrorisme et la prévention de la criminalité. Cependant, les dernières découvertes soulèvent des questions sur les mécanismes de contrôle de l'entreprise et le potentiel d'abus par des acteurs étatiques.
Le Parlement européen a appelé à une enquête sur l'utilisation de Pegasus au sein de l'UE, et plusieurs pays ont lancé leurs propres enquêtes. Le scandale a tendu les relations diplomatiques entre le Maroc et ses partenaires européens, en particulier la France et l'Allemagne.