Une nouvelle analyse du squelette d'un bébé néandertalien apporte des preuves que ces humains anciens naissaient plus grands et se développaient peut-être plus rapidement que les bébés humains modernes. Ces résultats, publiés dans la revue Science Advances, sont basés sur le squelette exceptionnellement bien préservé d'un enfant néandertalien, surnommé 'La Ferrassie 8', découvert en France.
La recherche indique que la taille du cerveau du nourrisson à la naissance était similaire à celle d'un nouveau-né humain moderne, mais que la taille globale de son corps était probablement plus grande. Cela suggère un schéma différent de croissance et de développement. Les auteurs de l'étude proposent que des taux de croissance postnatale plus rapides auraient pu être une adaptation biologique pour les Néandertaliens, potentiellement liée à leurs besoins énergétiques élevés et aux environnements difficiles qu'ils habitaient.
Cette découverte remet en question les hypothèses précédentes sur l'histoire de la vie et le développement des Néandertaliens. Comprendre ces modèles de croissance fournit des informations cruciales sur la biologie, l'énergétique et les structures sociales de nos plus proches parents éteints, mettant en lumière des différences clés avec notre propre espèce, Homo sapiens.