Le Mouvement des sans-terre namibien (LPM) a demandé une enquête de deux ans sur les stocks de poissons océaniques du pays, visant à fournir au gouvernement des données pour une prise de décision éclairée et à stimuler la création d'emplois dans le secteur de la pêche. La proposition intervient dans un contexte de conflit croissant entre les travailleurs et les acteurs de l'industrie concernant la gestion des ressources et l'emploi.
Selon un porte-parole du LPM, l'enquête évaluerait la santé des populations de poissons, en particulier des espèces comme le merlu et le chinchard, qui sont vitales pour l'économie namibienne. Le parti soutient que les pratiques de gestion actuelles manquent de transparence et ont conduit à la surpêche, menaçant à la fois la biodiversité marine et les moyens de subsistance de milliers de Namibiens.
L'industrie de la pêche contribue de manière significative au PIB de la Namibie et emploie directement plus de 15 000 personnes. Cependant, des tensions récentes sont apparues concernant les allocations de quotas et la répartition des bénéfices, les syndicats exigeant une plus grande responsabilité. La proposition du LPM vise à résoudre ces problèmes en établissant une base scientifique pour les réformes politiques.
Les responsables gouvernementaux n'ont pas encore répondu à cet appel, mais le ministère de la Pêche et des Ressources marines a précédemment souligné son engagement en faveur de pratiques de pêche durables. Le LPM espère que l'enquête conduira à un système plus équitable et transparent, créant potentiellement de nouveaux emplois dans les secteurs de la transformation et de l'exportation.