Une enquête en cours menée par les médias français a mis en lumière une série de morts suspectes, d'enlèvements et de suicides survenus sous la Ve République, qui a débuté en 1958. Ces cas impliquent souvent des personnes liées à des scandales politiques, des opérations de renseignement ou le crime organisé, soulevant des questions sur l'implication ou la dissimulation de l'État.
Parmi les cas notables figurent la disparition en 1979 de l'ancien ministre Robert Boulin, retrouvé mort dans un étang dans des circonstances contestées, et la mort en 2011 de la source du journaliste Denis Robert, qui reste inexpliquée. Plus récemment, le suicide en 2023 d'un témoin clé dans l'affaire Benalla a relancé l'examen de la manière dont ces décès sont enquêtés.
Les experts soulignent un schéma de décès officiellement classés comme suicides ou accidents mais présentant des signes de jeu déloyal, comme des rapports d'autopsie incohérents ou des preuves manquantes. L'absence de supervision indépendante dans certaines enquêtes a alimenté les théories du complot et les demandes de réouverture des dossiers.
Bien que les autorités françaises maintiennent que chaque cas est traité conformément à la loi, les critiques estiment que la fréquence de tels incidents impliquant des personnalités politiques ou des lanceurs d'alerte justifie une enquête plus large. En avril 2026, aucun examen officiel complet n'a été annoncé.