Le procès de l'ancien commandant rebelle des Forces Démocratiques Alliées (ADF) Jamilu Mukulu doit reprendre lundi 30 mars 2026 devant la Chambre des crimes internationaux de la Haute Cour à Kampala, en Ouganda. Mukulu est accusé de multiples chefs d'inculpation, dont meurtre, terrorisme et crimes contre l'humanité, liés à son leadership présumé du groupe rebelle.
Les débats devraient se concentrer sur un accord de plaidoyer concernant l'un de ses co-accusés. La tribunal entendra les soumissions relatives à cet accord, qui pourrait amener l'individu à plaider coupable pour des charges réduites. Cette évolution constitue une étape procédurale clé dans cette affaire complexe et de longue durée.
Jamilu Mukulu, le fondateur et chef présumé de l'ADF, a été extradé de Tanzanie vers l'Ouganda en 2015. L'ADF, à l'origine un groupe rebelle ougandais, est active depuis des décennies en République démocratique du Congo et est accusée d'atrocités généralisées. Le procès a connu de nombreux ajournements au fil des ans.
La reprise du procès est suivie de près par les groupes de victimes et les observateurs internationaux. L'issue des procédures d'accord de plaidoyer pourrait influencer la trajectoire de l'affaire plus large contre Mukulu et les autres accusés.