S&P Global Ratings a évalué la résilience macroéconomique du Maroc face à la hausse des prix de l'énergie déclenchée par le conflit au Moyen-Orient. L'agence souligne que le Maroc, contrairement à de nombreux pairs africains, dispose de réserves fiscales suffisantes et d'un mix énergétique diversifié pour atténuer l'impact des chocs externes.
Selon l'analyse de S&P, la capacité en énergies renouvelables du Maroc—notamment solaire et éolienne—a réduit sa dépendance aux combustibles fossiles importés. Les investissements stratégiques du pays dans les infrastructures et la transition énergétique sont des facteurs clés de sa capacité à maintenir la stabilité économique.
Le rapport note que si le conflit a fait grimper les coûts mondiaux de l'énergie et des intrants agricoles, les politiques fiscales proactives du Maroc et ses réserves de change offrent un amortisseur. S&P s'attend à ce que le déficit du compte courant du pays se creuse modérément mais reste gérable.
Cependant, l'agence prévient que des prix élevés de l'énergie persistants pourraient peser sur les finances publiques si le conflit se prolonge. La notation de crédit du Maroc reste stable, soutenue par son historique de réformes économiques et son accès aux marchés internationaux de capitaux.