L'ambition du Maroc d'atteindre la souveraineté numérique fait débat parmi les décideurs et experts technologiques. Bien que le pays ait progressé dans l'hébergement local des données et l'infrastructure cloud, les experts estiment que la véritable souveraineté nécessite un cadre juridique complet et une main-d'œuvre qualifiée.
Selon un rapport 2025 de l'Agence de Développement du Digital (ADD), le Maroc a investi plus de 1,2 milliard de dirhams dans des centres de données nationaux. Cependant, les critiques soulignent que sans lois solides sur la protection des données, l'hébergement local ne garantit pas le contrôle des données des citoyens.
L'adoption récente de la loi 09-08 sur la protection des données personnelles a été un pas en avant, mais sa mise en œuvre reste inégale. Une étude 2026 du Centre marocain d'analyse des politiques a révélé que seulement 30 % des entreprises respectent pleinement la loi.
De plus, la pénurie d'experts en cybersécurité et de data scientists entrave la capacité du Maroc à gérer son infrastructure numérique de manière indépendante. Le gouvernement a lancé des programmes de formation, mais l'écart persiste.
En conclusion, bien que le Maroc ait fait des progrès, atteindre la souveraineté numérique nécessite une approche holistique incluant des réformes juridiques, le renforcement des capacités et la sensibilisation du public.