Le Maroc a introduit un nouveau cadre juridique pour le financement participatif (crowdfunding), entré en vigueur début 2025, afin de diversifier les sources de financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les startups. La loi, adoptée en 2023, permet deux types de crowdfunding : le don et l'investissement (en capital ou en dette). L'objectif est de réduire la dépendance aux prêts bancaires traditionnels et de soutenir l'innovation, l'industrialisation et l'exportation.
Depuis mi-2026, plusieurs plateformes de crowdfunding ont été agréées par l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Par exemple, des plateformes comme 'Wifak' et 'Chaabi Crowd' ont lancé leurs opérations, permettant aux entreprises de lever des fonds auprès du public. Selon un rapport de l'AMMC, le montant total levé via le crowdfunding en 2025 a atteint environ 50 millions de dirhams (environ 5 millions de dollars), avec un ticket moyen de 100 000 dirhams par projet.
Cette initiative s'inscrit dans la stratégie plus large du gouvernement pour améliorer l'accès au financement, en particulier pour les PME, qui représentent plus de 90 % des entreprises marocaines mais rencontrent souvent des difficultés pour obtenir du crédit. Le nouveau cadre comprend des mesures de protection des investisseurs, telles que des plafonds sur les montants d'investissement par projet et des obligations de divulgation.
Cependant, des défis subsistent, notamment la faible sensibilisation du public et le besoin de littératie financière numérique. Les experts suggèrent que le succès du crowdfunding dépendra de la confiance et de la transparence des opérations. L'AMMC continue de surveiller le secteur et prévoit de mettre à jour la réglementation en fonction des retours du marché.