Le Maroc a mis en œuvre un nouveau décret, le n° 2.22.652, pour renforcer le système de déclaration de patrimoine des responsables publics et des élus. Cette mesure, publiée au Bulletin Officiel fin 2025, vise à améliorer la transparence et à lutter contre la corruption au sein de l'administration.
Le cadre actualisé impose des déclarations de biens et d'intérêts plus fréquentes et plus détaillées. Il élargit les catégories de personnes assujetties à l'obligation et introduit des procédures de vérification plus strictes par l'Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption (INPPLC).
Les autorités affirment que cette réforme cherche à combler les failles et à mettre fin aux pratiques opaques dans la gestion du patrimoine des responsables. Cette initiative s'inscrit dans des réformes plus larges de la gouvernance, prônées par la société civile et les partenaires internationaux pour une plus grande redevabilité.
Le non-respect de ces nouvelles obligations déclaratives peut entraîner des sanctions administratives et, en cas d'enrichissement illicite, des poursuites pénales. Le gouvernement soutient que ces étapes sont cruciales pour renforcer la confiance du public et l'intégrité des institutions.