En 2025, le Maroc, l'Afrique du Sud et l'Égypte sont restés les trois principaux importateurs du continent africain, représentant collectivement près de 40% des achats extérieurs totaux de l'Afrique. Cette concentration reflète les besoins industriels croissants et l'expansion des marchés urbains dans ces économies, selon les données commerciales de la Banque africaine de développement et des offices nationaux de statistiques.
Les importations marocaines ont été tirées par les secteurs automobile et aéronautique, ainsi que par une demande accrue de machines et de produits chimiques. Les importations sud-africaines comprenaient des machines, de l'électronique et des produits pétroliers, tandis que les importations égyptiennes étaient alimentées par des denrées alimentaires, des machines et des matières premières pour son secteur manufacturier.
Les trois pays ont ensemble importé des biens d'une valeur estimée à 280 milliards de dollars en 2025, soit une augmentation de 5% par rapport à l'année précédente. Cette tendance souligne la répartition inégale de l'activité commerciale en Afrique, ces trois nations dominant en raison de leurs économies plus grandes et de leurs bases industrielles plus diversifiées.
Les analystes notent que si cette concentration met en évidence les disparités économiques au sein du continent, elle indique également des opportunités pour l'intégration régionale et le développement des chaînes de valeur. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) vise à réduire ces déséquilibres en promouvant le commerce intra-africain et l'industrialisation.