Le 13 août 2026, le gouvernement marocain a relancé le différend de longue date sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, appelant à un nouveau dialogue sur leur souveraineté. Le ministère marocain des Affaires étrangères a publié une déclaration affirmant que les deux villes sont des « territoires marocains sous occupation espagnole » et a demandé à l'Espagne d'accepter des négociations.
La réponse de l'Espagne a été rapide et sans équivoque. Le ministère espagnol des Affaires étrangères a rejeté la revendication marocaine, déclarant que « Ceuta et Melilla sont des territoires espagnols, et leur souveraineté n'est pas un sujet de discussion ». Les responsables espagnols ont souligné que les enclaves sont espagnoles depuis des siècles et que toute contestation de leur statut est inacceptable.
Le différend a historiquement été une source de tension entre les deux pays, qui partagent des liens économiques et sécuritaires complexes. Les enclaves sont les seules frontières terrestres entre l'Union européenne et l'Afrique, ce qui les rend cruciales pour le contrôle migratoire et le commerce. Ces dernières années, les deux nations ont coopéré sur les questions migratoires, mais la question de la souveraineté reste un point sensible.
Les analystes suggèrent que la nouvelle poussée du Maroc pourrait être liée à la politique intérieure ou à des dynamiques régionales plus larges, mais aucune raison officielle n'a été donnée. L'Union européenne n'a pas encore commenté ce dernier développement, mais les déclarations précédentes de l'UE ont soutenu la position de l'Espagne sur les enclaves.