Le 12 août 2026, le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a réitéré la revendication du Maroc sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, déclarant que le Maroc souhaite ouvrir des négociations avec l'Espagne sur ces territoires qu'il considère occupés. Dans un entretien accordé au journal espagnol As, Ouahbi a déclaré : « Nous voulons ouvrir un dialogue avec l'Espagne sur Ceuta et Melilla, comme nous l'avons fait sur d'autres questions. »
Le gouvernement espagnol a répondu fermement. Un porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères a déclaré aux journalistes : « La souveraineté de Ceuta et Melilla n'est pas négociable. Ce sont des territoires espagnols, et leur statut ne fait pas l'objet de discussions. » Cette réponse souligne la tension de longue date entre les deux pays au sujet des enclaves, qui sont sous contrôle espagnol depuis des siècles.
La question a périodiquement tendu les relations entre Madrid et Rabat. En 2021, une crise diplomatique a éclaté lorsque l'Espagne a permis au leader du Front Polisario d'être soigné dans un hôpital espagnol, entraînant un événement de migration massive à la frontière. Les tensions se sont apaisées plus tard dans l'année lorsque l'Espagne a modifié sa position sur le Sahara occidental, approuvant le plan d'autonomie du Maroc.
Les commentaires d'Ouahbi interviennent alors que des discussions bilatérales se poursuivent sur la migration, le commerce et la sécurité. Cependant, les analystes notent que la position de l'Espagne sur Ceuta et Melilla reste inchangée, et toute tentative marocaine de soulever la question risque de se heurter à une réponse ferme.