Le 13 août 2026, le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch a réitéré la revendication de longue date du Maroc sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, déclarant que cette question relève de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale. Ses déclarations, faites lors d'une séance parlementaire, ont relancé le débat sur le statut de ces deux villes méditerranéennes, sous contrôle espagnol depuis des siècles.
Le gouvernement espagnol a répondu en réaffirmant son engagement envers les traités qui ont cédé les enclaves à l'Espagne, soulignant leur caractère espagnol et européen. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré que Ceuta et Melilla font partie intégrante de l'Espagne et de l'Union européenne, et que toute contestation de leur souveraineté est inacceptable.
Ce n'est pas la première fois que le Maroc soulève cette question. En 2021, une crise diplomatique avait éclaté lorsque l'Espagne avait accueilli le leader du Front Polisario, entraînant un événement de migration massive à la frontière. Les relations se sont depuis améliorées, mais la question de la souveraineté reste un point de friction récurrent.
Les enclaves, avec une population combinée d'environ 165 000 habitants, sont les seules frontières terrestres entre l'Union européenne et l'Afrique. Leur emplacement stratégique et leur importance économique en font un sujet sensible dans les relations bilatérales, sans solution immédiate en vue.