Le Maroc exerce une pression croissante sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, combinant restrictions commerciales et tactiques migratoires. En août 2026, la situation reste tendue, avec un renforcement des contrôles frontaliers et une limitation des flux commerciaux, affectant les économies locales.
Ces derniers mois, les autorités marocaines ont réduit le nombre de camions autorisés à traverser les frontières, provoquant des retards et des pénuries dans les enclaves. Cette stratégie s'inscrit dans une logique de levier économique pour faire avancer des objectifs politiques, notamment concernant le statut du Sahara occidental, où le Maroc cherche une reconnaissance internationale de sa souveraineté.
La migration est également utilisée comme outil de pression. En 2021, une traversée massive de milliers de migrants vers Ceuta avait créé une crise diplomatique. Des incidents similaires se sont produits sporadiquement depuis, les forces de sécurité marocaines semblant parfois faciliter les traversées lors de différends avec l'Espagne.
L'Espagne a répondu en renforçant la sécurité frontalière et en cherchant le dialogue avec le Maroc. Le gouvernement espagnol a appelé à un retour à la normale et au respect mutuel, tandis que l'Union européenne a exprimé sa solidarité avec l'Espagne. Cependant, aucune résolution permanente n'a été trouvée, et les enclaves restent un point de tension dans les relations UE-Maroc.