Au Maroc, les futurs locataires sont confrontés à un obstacle financier important lors de la signature d'un bail. Selon des rapports récents, les propriétaires et les agents immobiliers exigent de plus en plus trois paiements distincts d'avance : le premier mois de loyer, une avance (souvent équivalente à un ou deux mois de loyer) et la commission du courtier. Pour un appartement loué à 4 000 dirhams par mois, cela peut représenter 12 000 dirhams avant même que le locataire ne reçoive les clés.
Cette pratique, bien que non nouvelle, s'est standardisée, ce qui pèse lourdement sur les locataires, en particulier dans les zones urbaines où la demande de logements est forte. L'obligation de payer une somme aussi importante d'avance peut exclure de nombreux locataires potentiels, notamment les jeunes et ceux qui ont peu d'économies.
Les associations de consommateurs ont appelé à une plus grande transparence et à une réglementation du marché locatif. Ils soutiennent que l'accumulation de ces frais doit être clairement communiquée et que les locataires doivent être protégés contre les demandes excessives. Certains suggèrent que l'avance devrait être plafonnée ou que la commission du courtier devrait être payée par le propriétaire, comme c'est courant dans d'autres pays.
En date d'août 2026, il n'existe aucune législation officielle limitant spécifiquement ces coûts initiaux. Cependant, la question a suscité un débat parmi les décideurs politiques et les professionnels de l'immobilier sur la nécessité d'une réforme pour rendre le logement plus accessible.