La ministre de la Transition numérique et de la Réforme administrative, Amal El Fallah Seghrouchni, a publiquement défendu le maintien permanent du fuseau horaire GMT+1 (UTC+1) au Maroc. Dans une déclaration rapportée par les médias marocains le 22 avril 2026, elle a souligné que la décision repose sur des études montrant des avantages économiques, notamment un meilleur alignement avec les heures de travail européennes et des économies d'énergie.
Selon Seghrouchni, le maintien du GMT+1 toute l'année évite les changements d'heure semestriels qui perturbent le sommeil et la productivité. Elle a noté qu'un sondage gouvernemental de 2025 a révélé que 68 % des entreprises préfèrent le système actuel, citant un commerce international plus fluide. La ministre a également souligné que le fuseau horaire aligne le Maroc avec des partenaires clés comme la France et l'Espagne pendant les mois d'été.
Les critiques, y compris certains parents et éducateurs, ont exprimé des inquiétudes concernant les enfants se rendant à l'école dans l'obscurité pendant les matins d'hiver. Cependant, Seghrouchni a rétorqué que des ajustements des horaires scolaires pourraient atténuer ce problème et que les gains économiques globaux l'emportent sur les inconvénients. Elle a cité un rapport de 2024 de l'Observatoire économique marocain estimant des économies annuelles de 200 millions de dirhams en coûts énergétiques.
Le débat sur les fuseaux horaires au Maroc dure depuis 2018, lorsque le gouvernement a expérimenté pour la première fois le GMT+1 permanent. Une loi de 2023 a officialisé le changement, mais la discussion publique se poursuit. Les dernières remarques de Seghrouchni visent à réaffirmer la position du gouvernement avant tout examen potentiel.