Le Maroc a lancé trois nouvelles études pour approfondir sa réponse à la tuberculose, en se concentrant sur la stigmatisation des patients, les coûts supportés par les ménages et la tuberculose zoonotique liée à Mycobacterium bovis. Cette initiative vise à mieux documenter et combler les lacunes du programme national de lutte contre la tuberculose.
Ces études s'inscrivent dans les efforts continus du Maroc pour combattre la tuberculose, qui reste un défi de santé publique. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le Maroc a signalé environ 30 000 nouveaux cas de tuberculose en 2024, avec un taux de succès thérapeutique d'environ 85 %.
Une étude examinera la stigmatisation sociale subie par les patients tuberculeux, qui peut entraver le diagnostic et l'observance du traitement. Une autre évaluera le fardeau financier pour les ménages, y compris les coûts directs et indirects. La troisième étudiera la tuberculose zoonotique, notamment à partir du bétail, pour comprendre sa contribution aux cas humains.
Ces projets de recherche devraient fournir des preuves pour les ajustements politiques et l'allocation des ressources. Le ministère marocain de la Santé s'est associé à des institutions locales et internationales pour mener les études, avec des résultats attendus dans les deux ans.