Le Maroc connaît un risque croissant d'inondations, alimenté par le changement climatique et des événements météorologiques extrêmes. De récentes pluies torrentielles en septembre 2024 ont provoqué des inondations dévastatrices dans les provinces du sud, tuant au moins 11 personnes et endommageant les infrastructures. Les inondations ont touché des zones comme Tata, Tiznit et Errachidia, certaines régions recevant l'équivalent d'une année de pluie en 48 heures.
Selon l'Organisation météorologique mondiale, l'Afrique du Nord se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale, entraînant des précipitations plus intenses et irrégulières. La vulnérabilité du Maroc est accrue par sa géographie, avec un terrain montagneux et des régions arides sujettes aux crues soudaines. Le pays a investi dans des systèmes d'alerte précoce et des infrastructures de barrages, mais les experts estiment que davantage d'adaptation est nécessaire.
En réponse, le gouvernement marocain a alloué des fonds pour la prévention des inondations et la gestion des catastrophes. La Direction générale de la météorologie a amélioré ses capacités de prévision, mais des défis subsistent pour atteindre les communautés isolées. Les modèles climatiques prévoient que les épisodes de précipitations extrêmes deviendront plus fréquents, soulignant la nécessité d'une planification à long terme pour la résilience.