Les relations entre le Maroc et l'Union européenne sont entrées dans une nouvelle phase de tensions, centrée sur le différend du Sahara occidental et le contrôle migratoire. En mars 2022, l'Espagne a officiellement soutenu le plan d'autonomie marocain pour le Sahara, un changement qui a irrité l'Algérie et mis à l'épreuve l'unité européenne. Le Parlement européen, cependant, a critiqué le Maroc sur la liberté de la presse et les droits humains, créant des tensions diplomatiques.
En 2024, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a annulé les accords commerciaux entre l'UE et le Maroc concernant le Sahara occidental, jugeant que le consentement du peuple sahraoui n'avait pas été obtenu. Cette décision, confirmée en 2025, a créé une incertitude juridique pour les liens économiques UE-Maroc, affectant la pêche et l'agriculture. Le Maroc a rejeté cette décision, la qualifiant de politiquement motivée.
La migration reste un point de discorde clé. L'Espagne et le Maroc ont coopéré pour réduire la migration irrégulière, avec une baisse significative des arrivées aux îles Canaries en 2025. Cependant, les responsables européens ont pressé le Maroc d'en faire plus pour lutter contre le trafic d'êtres humains, tandis que les autorités marocaines demandent plus de soutien financier et une reconnaissance de leur rôle.
Malgré ces frictions, les deux parties ont maintenu le dialogue. En 2025, l'UE et le Maroc ont tenu des réunions de haut niveau pour discuter d'un « partenariat stratégique » couvrant le commerce, l'énergie et la sécurité. Les analystes notent que l'interdépendance économique, notamment dans les énergies renouvelables et l'agriculture, pourrait empêcher une rupture totale des relations.