Le Maroc avance vers la facturation électronique obligatoire dans le cadre de sa stratégie de digitalisation fiscale. Cette réforme, pilotée par la Direction Générale des Impôts (DGI), vise à améliorer la transparence fiscale et à réduire l'économie informelle. Selon les annonces officielles, le système sera déployé par phases à partir de 2026, les grandes entreprises étant les premières à devoir se conformer, suivies des PME et des micro-entreprises.
Selon les nouvelles règles, toutes les transactions imposables entre entreprises (B2B) et entre entreprises et consommateurs (B2C) doivent être émises électroniquement et transmises en temps réel à l'administration fiscale. La DGI a souligné que la facturation électronique aidera à lutter contre la fraude fiscale et à simplifier les déclarations fiscales. Le non-respect pourrait entraîner des amendes allant de 10 000 à 100 000 dirhams marocains, conformément à la Loi de Finances 2024.
Les entreprises sont invitées à commencer dès maintenant les préparatifs en mettant à jour leurs logiciels de comptabilité et en formant leur personnel. Le gouvernement marocain a mis en place un portail dédié (e-invoicing.tax.gov.ma) pour l'inscription et les conseils techniques. Les experts recommandent aux entreprises de réaliser un diagnostic de leurs processus de facturation actuels et de choisir des solutions conformes auprès de fournisseurs agréés.
Cette réforme s'inscrit dans une transformation numérique plus large au Maroc, qui comprend également l'utilisation obligatoire des caisses enregistreuses et l'introduction progressive d'un système numérique de taxe sur la valeur ajoutée (TVA). La DGI a indiqué que le système de facturation électronique sera pleinement opérationnel d'ici 2028.