Le secteur des auto-écoles au Maroc s'apprête à connaître une réforme majeure, visant à moderniser l'enseignement de la conduite et à renforcer les conditions d'agrément. Le projet de loi, en cours d'examen au ministère du Transport et de la Logistique, ambitionne d'améliorer la sécurité routière en relevant les normes applicables aux auto-écoles et aux moniteurs.
Parmi les changements clés figurent des exigences plus strictes pour l'ouverture d'une auto-école, notamment des normes minimales d'infrastructure, des moniteurs qualifiés et des garanties financières. La réforme introduit également un nouveau programme de formation avec davantage d'heures de cours pratiques et théoriques, incluant des modules d'éco-conduite et de perception des dangers.
La numérisation est un pilier central : le système intégrera la réservation en ligne, le suivi des progrès des élèves et des examens centralisés pour réduire la fraude. L'Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) supervisera la mise en œuvre, avec une période de transition prévue pour les écoles existantes.
Selon des déclarations officielles, la réforme répond à un taux d'accidents élevé lié aux jeunes conducteurs. En 2025, les accidents de la route ont causé plus de 3 500 décès au Maroc, les jeunes conducteurs étant impliqués de manière disproportionnée. La nouvelle loi devrait être adoptée par le Parlement fin 2026.