Le Maroc et l'Espagne sont engagés dans un différend de délimitation maritime au large des îles Canaries, avec des revendications superposées dans une zone potentiellement riche en minéraux rares tels que le tellure, le cobalt, le nickel et le vanadium, selon des rapports de médias espagnols et marocains.
Le litige porte sur les droits du sous-sol et des fonds marins dans l'océan Atlantique, où les deux pays ont soumis des revendications à la Commission des limites du plateau continental (CLPC) des Nations Unies. La soumission du Maroc en 2014 étend son plateau continental au-delà de 200 milles marins, chevauchant les revendications de l'Espagne autour des îles Canaries, soumises partiellement en 2009 et mises à jour en 2014.
La zone présente un intérêt stratégique en raison de la présence de nodules et croûtes polymétalliques contenant des éléments de terres rares essentiels aux technologies vertes, comme le tellure utilisé dans les panneaux solaires et le cobalt pour les batteries. Cependant, aucune exploitation minière commerciale n'a été confirmée dans la zone contestée en juillet 2026.
Des efforts diplomatiques sont en cours, avec des pourparlers bilatéraux entre l'Espagne et le Maroc en 2023 et 2024 pour résoudre le différend, mais aucun accord final n'a été trouvé. Les Nations Unies ont encouragé les deux parties à négocier un règlement conformément au droit de la mer.
Le différend reste un point de tension dans les relations entre l'Espagne et le Maroc, bien que les deux pays aient exprimé leur volonté de trouver une solution mutuellement acceptable par le dialogue.