Le Maroc se positionne pour développer une « troisième voie » en matière d'intelligence artificielle, distincte des modèles américain et chinois dominants, selon la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration, Amal El Fallah Seghrouchni. Cette stratégie, intégrée au plan national « IA 2025 » du Royaume, vise à créer un cadre éthique et inclusif pour le développement de l'IA au service des priorités nationales.
Dans ses récentes déclarations publiques, la ministre Seghrouchni a souligné que l'approche marocaine cherche à exploiter l'IA pour le développement économique et social tout en établissant des structures de gouvernance et de régulation robustes. L'accent est mis sur le déploiement de l'IA dans des secteurs clés comme l'agriculture, la santé et l'éducation pour relever des défis locaux.
Le plan national implique des investissements significatifs dans le développement des talents, les infrastructures de recherche et les partenariats public-privé. La ministre a indiqué que le Maroc entend éviter les écueils d'une adoption technologique non régulée, en prônant un modèle qui priorise les valeurs centrées sur l'humain et la souveraineté des données.
Cette ambition s'inscrit dans le rôle croissant du Maroc en matière de diplomatie technologique africaine, alors qu'il cherche à se positionner comme un hub régional pour l'innovation responsable. Le succès de cette « troisième voie » dépendra d'investissements soutenus, de collaborations internationales et de la mise en œuvre effective de ses cadres stratégiques.