Les startups marocaines rencontrent une difficulté majeure pour sécuriser leur premier tour de financement, le "premier ticket", plutôt qu'un manque de capital pour les phases de croissance ultérieures. Ce goulot d'étranglement pour le financement en phase initiale a été souligné par des figures du secteur, dont Amine Djamai, co-fondateur de l'association Moroccan Startups, dans des discussions récentes sur les défis de l'écosystème.
Le problème réside dans une culture d'investissement frileuse où les business angels et les fonds de capital-risque hésitent souvent à soutenir des entreprises très jeunes et non éprouvées. Cela crée une "vallée de la mort" pour les entrepreneurs tentant de passer du concept à un produit viable avec une traction sur le marché.
Des initiatives comme le fonds gouvernemental "Innov Invest" et l'émergence de réseaux locaux de business angels visent à combler cette lacune. Cependant, les experts estiment qu'augmenter le volume de capital d'amorçage et dé-risquer les premiers investissements sont essentiels pour libérer tout le potentiel du secteur entrepreneurial marocain.
Cette conversation reflète un défi régional plus large en Afrique du Nord, où la construction d'un pipeline solide de financeurs en phase initiale reste une priorité pour la diversification économique et la création d'emplois.