El Mahdi Lyoubi, rappeur et cinéaste marocain, a été condamné à deux ans de prison par un tribunal de Casablanca le 22 juillet 2026. Il a été reconnu coupable d'insulte à un agent public, selon des rapports de médias marocains et d'organisations de défense des droits humains.
L'affaire remonte à un incident en 2024 où Lyoubi aurait insulté un policier lors d'un contrôle routier. Son arrestation début 2026 a suscité des protestations d'activistes qui estiment que les accusations sont motivées politiquement, car la musique de Lyoubi critique souvent les politiques gouvernementales.
Des groupes de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont appelé à sa libération, affirmant que la peine viole la liberté d'expression. Le gouvernement français n'a pas émis de déclaration officielle sur le sujet, malgré la double nationalité maroco-française de Lyoubi.
L'équipe juridique de Lyoubi prévoit de faire appel du verdict. L'affaire a attiré l'attention sur le bilan du Maroc en matière de liberté de la presse, Reporters sans frontières classant le pays 129e sur 180 dans son indice de la liberté de la presse 2026.