Les producteurs français de tomates expriment leur colère face à l'afflux de tomates cerises marocaines vendues à moins d'un euro la barquette, dénonçant une concurrence déloyale. Le différend porte sur l'accord d'association UE-Maroc, qui accorde des tarifs préférentiels aux exportations agricoles marocaines.
Selon des rapports de syndicats agricoles français, les bas prix sous-cotent les coûts de production locaux, plus élevés en raison des normes françaises du travail et environnementales. Les producteurs affirment que l'accord commercial permet aux producteurs marocains d'exporter à des prix qui ne reflètent pas les coûts réels de production, subventionnés par des salaires plus bas et des réglementations moins strictes.
Le gouvernement français a reconnu les préoccupations mais n'a pas annoncé de mesures immédiates. La Commission européenne examine l'impact de l'accord sur l'agriculture de l'UE, sans calendrier fixé pour des changements.
La demande des consommateurs pour les importations bon marché reste forte, les supermarchés français stockant largement les barquettes marocaines. La situation met en lumière les tensions persistantes entre le libre-échange et la protection de l'agriculture domestique dans l'UE.