Des travailleuses du sexe à Montréal organisent une grève pendant le Grand Prix de Formule 1 2026, prévu du 12 au 14 juin, pour exiger la décriminalisation du travail du sexe et de meilleures protections du travail. L'action, menée par le groupe 'Strippers United for Rights', vise à mettre en lumière les conditions de travail précaires et le statut juridique des travailleuses du sexe au Québec.
Selon les organisateurs, la grève comprendra une marche de protestation et un forum public le 13 juin 2026, près du Circuit Gilles Villeneuve. Ils soutiennent que la décriminalisation améliorerait la sécurité et l'accès aux services de santé, citant les modèles de la Nouvelle-Zélande et de certaines parties de l'Australie. Le groupe a demandé l'abrogation des lois canadiennes qui criminalisent certains aspects du travail du sexe, comme le 'modèle nordique' adopté en 2014.
Les autorités locales n'ont pas commenté la grève prévue, mais l'événement devrait attirer l'attention pendant le week-end très médiatisé du Grand Prix. La grève fait suite à des actions similaires dans d'autres villes, notamment une protestation à Toronto en 2024. Les organisateurs soulignent que la grève est non violente et vise à éduquer le public.