Le gouvernement marocain a confirmé qu'il ne présentera pas de loi de Finances rectificative pour 2026, malgré les tensions persistantes au Moyen-Orient. La ministre de l'Économie, Nadia Fettah, a déclaré le 3 mai 2026 que le budget actuel reste valide, car le conflit n'a pas encore provoqué de perturbations majeures dans l'économie nationale.
Cependant, la ministre a reconnu des risques pour le pouvoir d'achat et les prix de l'énergie si le conflit s'intensifie. Le Maroc importe la plupart de ses besoins énergétiques, ce qui le rend vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux du pétrole et du gaz. Le gouvernement a mis en place un fonds de réserve pour atténuer les chocs potentiels, mais aucune mesure spécifique n'a été annoncée.
Les analystes notent que si l'impact direct sur l'économie marocaine a été limité jusqu'à présent, une instabilité prolongée pourrait affecter le tourisme, les investissements étrangers et les routes commerciales. Le gouvernement surveille la situation de près et pourrait ajuster ses politiques si nécessaire.