Des gouvernements en Europe et ailleurs invoquent le conflit persistant au Moyen-Orient comme un facteur important influençant les budgets nationaux. L'instabilité, notamment suite à l'attaque du Hamas contre Israël en octobre 2023 et la guerre qui a suivi à Gaza, a contribué à une volatilité régionale et à une incertitude économique mondiale.
Cette tension géopolitique est fréquemment citée pour justifier des augmentations des dépenses de défense et de sécurité. Par exemple, en mars 2024, le ministre français des Armées Sébastien Lecornu a présenté un projet de loi de programmation militaire pour 2024-2030, insistant sur une "économie de guerre" et des hausses de financement importantes, en partie en réponse à un contexte international plus menaçant. Des réorientations budgétaires similaires ont été observées dans d'autres pays de l'OTAN.
Les économistes relèvent qu'un conflit prolongé peut peser sur les finances publiques via plusieurs canaux, notamment des prix de l'énergie plus élevés, des routes commerciales perturbées et les coûts liés au soutien aux alliés ou à la gestion des flux de réfugiés. Ces facteurs peuvent aggraver des déficits budgétaires existants, offrant un argument aux gouvernements pour ajuster les plans fiscaux ou reporter certaines dépenses intérieures.
Si la crise au Moyen-Orient représente un défi économique réel, certains analystes politiques estiment qu'elle peut aussi servir de bouc émissaire pratique pour des difficultés fiscales préexistantes ou des choix budgétaires impopulaires. L'ampleur de son impact direct par rapport à d'autres facteurs économiques reste un sujet de débat parmi les décideurs.