La maire de Johannesburg, Mpho Phalatse, a accusé les dirigeants du Congrès national africain (ANC) de 'gangstérisme de foule' dans le cadre d'un conflit autour de la conférence régionale du parti. L'accusation intervient après une escalade des tensions lors des préparatifs de la conférence régionale de l'ANC à Johannesburg, marquée par le factionnalisme et des allégations d'intimidation.
Phalatse, membre de l'Alliance démocratique (DA), a fait ces remarques lors d'une conférence de presse le 23 mai 2026, citant des rapports de membres de l'ANC menacés et empêchés physiquement d'assister à la conférence. 'Ce que nous voyons n'est pas de la politique, c'est du gangstérisme de foule', a déclaré Phalatse, selon des médias locaux.
L'ANC a nié les allégations, le porte-parole du parti, Pule Mabe, déclarant que la conférence se déroulait pacifiquement. 'Nous rejetons ces accusations sans fondement. L'ANC est une organisation démocratique qui respecte l'État de droit', a déclaré Mabe dans un communiqué.
Ce conflit met en lumière les tensions persistantes au sein de la région de Johannesburg de l'ANC, qui est un champ de bataille pour les factions rivales avant la conférence nationale élective du parti prévue en décembre 2026. Les analystes politiques affirment que ces luttes internes pourraient nuire aux perspectives électorales de l'ANC lors des élections générales de 2027.