L'adage « Gouvernement maximal, mauvaise gouvernance maximale » résume une préoccupation récurrente dans le discours politique : l'expansion du pouvoir de l'État est souvent corrélée à une inefficacité bureaucratique accrue et à une mauvaise gestion. Bien que cette phrase soit souvent attribuée à divers penseurs libertariens, son principe central est que les gouvernements plus grands ont tendance à devenir moins réactifs et plus sujets aux échecs.
Des exemples historiques et contemporains illustrent ce phénomène. Par exemple, le ministère américain des Anciens Combattants (VA) a fait l'objet de vives critiques au fil des ans en raison de longs délais d'attente et de problèmes systémiques dans la prestation des soins de santé, malgré des augmentations budgétaires substantielles. Un rapport de 2023 du Bureau de l'inspecteur général du VA a constaté que des erreurs de planification et des retards persistaient, affectant les soins aux patients. De même, de grands projets d'infrastructure dans divers pays souffrent souvent de dépassements de coûts et de retards, comme en témoigne la construction prolongée de l'aéroport de Berlin-Brandebourg, ouvert avec neuf ans de retard et ayant coûté des milliards de plus que prévu.
Les critiques soutiennent que lorsque les gouvernements assument trop de responsabilités sans surveillance adéquate ni retour du marché, ils deviennent inefficaces. Cela ne signifie pas que tous les programmes gouvernementaux échouent ; beaucoup fournissent des services essentiels. Cependant, le schéma de mauvaise gestion dans les grandes bureaucraties suggère que la taille seule ne garantit pas l'efficacité. Au contraire, elle peut engendrer de la complexité, des lourdeurs administratives et un manque de responsabilité.
En conclusion, cette phrase sert de rappel prudent que l'expansion gouvernementale doit être accompagnée de mécanismes robustes de transparence, d'efficacité et de responsabilité. Sans cela, le risque de mauvaise gestion augmente, ce qui pourrait saper les objectifs mêmes qui ont motivé l'expansion.