Une Marocaine résidant en Angleterre a partagé son expérience traumatisante de la conduite à Rabat, notamment dans le quartier Hay Riad, lors de ses dernières vacances. Elle a raconté avoir été « traumatisée » par le comportement des automobilistes locaux, qui rendait chaque trajet en voiture stressant, même avec son bébé installé dans un siège adapté.
La femme, dont l'identité n'a pas été divulguée, a décrit des cas où les conducteurs ne respectaient pas les feux de signalisation, brûlant les feux rouges et ne cédant pas le passage aux piétons. Ce comportement, a-t-elle dit, l'obligeait à être hyper-vigilante en permanence, transformant de simples trajets en épreuves anxiogènes.
Son témoignage met en lumière une préoccupation plus large concernant la sécurité routière au Maroc. Selon l'Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), plus de 3 000 décès sur les routes ont été enregistrés au Maroc en 2024, en légère baisse par rapport aux années précédentes, mais cela reste un problème de santé publique majeur. Les piétons sont parmi les usagers les plus vulnérables, représentant près d'un quart de tous les décès sur la route.
Bien que l'expérience de cette femme soit anecdotique, elle résonne chez de nombreux Marocains résidant à l'étranger (MRE) qui rentrent au pays pendant l'été et sont souvent choqués par la culture de conduite. Le gouvernement marocain a lancé plusieurs campagnes pour améliorer la sécurité routière, notamment en augmentant la surveillance par radar et en renforçant l'application des lois de la circulation, mais de nombreux résidents et visiteurs estiment qu'il faut faire davantage pour changer les comportements.
Pour l'instant, la femme dit hésiter à conduire à nouveau au Maroc, préférant utiliser les transports en commun ou les taxis lors de ses prochaines visites, malgré la commodité d'avoir une voiture.