Le Maroc observe avec inquiétude les difficultés croissantes de la junte malienne, suite aux gains territoriaux des groupes touaregs et djihadistes fin avril 2026. Ces développements ont affaibli le contrôle de Bamako, réduisant sa capacité à projeter sa puissance et compromettant potentiellement les ambitions stratégiques du Maroc dans la région du Sahel.
Selon des rapports vérifiés, la Coordination des mouvements de l'Azawad, dirigée par les Touaregs, et des factions djihadistes alliées ont étendu leur emprise territoriale dans le nord du Mali, exploitant la capacité militaire limitée de la junte et ses divisions internes. Cela a suscité l'alarme à Rabat, qui cherche à étendre son influence économique et diplomatique en Afrique de l'Ouest à travers des initiatives comme le gazoduc Nigeria-Maroc et des partenariats agricoles.
La marge de manœuvre du Maroc est actuellement limitée, car l'instabilité de la junte en fait un partenaire moins fiable. La situation complique également les efforts du Maroc pour contrer l'influence de l'Algérie dans la région, un Mali affaibli pouvant se tourner vers d'autres acteurs pour obtenir du soutien.
Les analystes notent que les revers de la junte pourraient également affecter la dynamique de sécurité régionale, créant potentiellement un vide que des groupes armés non étatiques pourraient combler. Cela pose des risques pour la coopération antiterroriste du Maroc avec les États sahéliens, un élément clé de sa politique étrangère.