Le paludisme, causé par des parasites Plasmodium transmis par les moustiques Anophèles, touche l'humanité depuis des millénaires. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), on estimait à 249 millions le nombre de cas de paludisme dans le monde en 2022, entraînant 608 000 décès, principalement chez les enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne.
Les progrès récents incluent le déploiement du vaccin RTS,S/AS01 (Mosquirix), recommandé par l'OMS pour les enfants dans les zones à haut risque. En 2026, les programmes pilotes au Ghana, au Kenya et au Malawi ont montré une réduction de 30 % des cas graves de paludisme. De plus, le vaccin R21/Matrix-M, approuvé en 2023, est déployé dans plusieurs pays africains avec un objectif de 100 millions de doses par an.
La résistance aux insecticides reste un défi critique. L'OMS rapporte que la résistance aux pyréthrinoïdes, la classe d'insecticides la plus courante utilisée dans les moustiquaires, a été détectée dans 78 pays. Les moustiquaires de nouvelle génération traitées au butoxyde de pipéronyle (PBO) ont montré une réduction de 20 à 30 % de l'incidence du paludisme dans les zones à forte résistance.
Les combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (CTA) restent le traitement de première ligne, mais une résistance partielle à l'artémisinine est apparue en Asie du Sud-Est et dans certaines parties de l'Afrique. L'OMS recommande une surveillance étroite et le développement de nouveaux médicaments antipaludiques.
Le financement mondial de la lutte contre le paludisme a atteint 4,1 milliards de dollars en 2022, loin de l'objectif de 7,8 milliards de dollars. La Stratégie technique mondiale de l'OMS vise une réduction de 90 % de l'incidence et de la mortalité du paludisme d'ici 2030, mais les progrès ont stagné ces dernières années en raison du changement climatique, des conflits et de la pandémie de COVID-19.