Lloyds Banking Group a annoncé que l'impact économique du conflit au Moyen-Orient, notamment la guerre impliquant l'Iran, pourrait coûter à la banque 151 millions de livres sterling. Le groupe FTSE 100, propriétaire de Lloyds Bank, Halifax et Bank of Scotland, a également prévu une hausse du chômage au Royaume-Uni et un ralentissement du marché immobilier.
Les résultats du premier trimestre, publiés le 29 avril 2026, montrent un bénéfice avant impôt de 1,8 milliard de livres, en baisse par rapport à 2,1 milliards l'année précédente. La charge de 151 millions de livres est liée à des pertes potentielles sur prêts dues à l'exposition au conflit, selon le communiqué de la banque.
Lloyds prévoit désormais un taux de chômage au Royaume-Uni culminant à 5,2 % d'ici fin 2026, contre 4,8 % précédemment. La banque anticipe également une baisse de 3 % des prix de l'immobilier cette année, en raison de la hausse des coûts d'emprunt et de l'incertitude économique.
Le directeur général Charlie Nunn a déclaré que la banque 'surveille de près la situation' et a augmenté ses provisions pour créances douteuses. Cette nouvelle intervient dans un contexte de préoccupations plus larges concernant l'économie mondiale, avec la hausse des prix du pétrole due aux tensions au Moyen-Orient.