À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, célébrée chaque année le 5 juin, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont renouvelé leur appel à une interdiction mondiale des chromates de plomb dans les peintures. Ce pigment, utilisé pour produire des couleurs vives comme le jaune, l'orange et le rouge, présente de graves risques pour la santé, en particulier chez les enfants, provoquant des retards de développement, des difficultés d'apprentissage et d'autres lésions neurologiques.
Selon le PNUE, la peinture au plomb reste une source majeure d'exposition au plomb dans le monde, de nombreux pays ne disposant toujours pas de réglementations pour contrôler son utilisation. L'Alliance mondiale pour l'élimination des peintures au plomb, dirigée par le PNUE et l'OMS, vise à éliminer progressivement la fabrication, l'importation et la vente de peintures contenant du plomb d'ici 2026. Début 2026, plus de 100 pays disposaient de contrôles juridiquement contraignants sur les peintures au plomb, mais les progrès sont inégaux.
Dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire, les chromates de plomb sont encore largement utilisés dans les peintures décoratives et industrielles. Des études montrent que des échantillons de peinture provenant de ces régions contiennent souvent des niveaux de plomb bien supérieurs aux normes de sécurité internationales. Le coût des alternatives sans plomb a diminué, rendant la transition économiquement réalisable.
Les experts soulignent que l'élimination des peintures au plomb est une intervention de santé publique rentable. L'OMS estime que l'exposition au plomb est responsable de plus de 900 000 décès prématurés chaque année et contribue à des déficiences intellectuelles chez des millions d'enfants. Les groupes de défense exhortent les gouvernements à adopter des réglementations strictes et à en assurer le respect.